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BRUSSIEU et son histoire

 

Epoque romaine

Le territoire de Brussieu est traversé par la voie d'aquitaine qui reliait Lyon (Lugdunum) à Bordeaux. Des traces de "charbonnières : fabriques de charbon de bois" datant du début de l'ère chrétienne ont été découvertes le long du Cosne (rivière entre Brussieu et Brullioles).

Epoque médiévale

La plus ancienne mention écrite de Brussieu date des environs de l'an 980 : elle se trouve dans les cartulaires de l'Abbaye de Savigny et fait mention de terrains situés sur Brussieu, donnés par des gens à l'Abbaye "...donatio mansi in villa Bruciaco Gausmuro abbati anna facta..."

La tradition attribue la construction du château de Brussieu aux comtes du Forez dans le but de créer un lieu de chasse. Les bâtiments du château appartenaient en 1789 à l'Abbaye de St Irénée et furent vendus comme biens nationaux. La municipalité a transféré dans ces bâtiments la mairie, des salles communales et de nombreux logements (6 dans un premier temps).

Brussieu l'argentière

A la fin du XIVe siècle, en 1380, un homme de loi lyonnais Hugues Jossard, né à l'Arbresle, achète plusieurs petites mines d'argent. En quelques années il en fait une mine industrielle, et s'oppose à plusieurs reprises à l'Abbaye de St Irénée pour se partager les droits d'exploitation de la montagne de Pampailly. En 1403, la mine de Pampailly appartient à Etienne d'Epinac.

A la fin de la première moitié du XVe siècle, vers 1440, Jacques Coeur, grand argentier du roi Charles VII, prend possession des mines de Pampailly et les exploite jusqu'à leur confiscation par le roi. Il en fera dans les années 1450, les plus grandes mines d'argent du royaume de France. L'exploitation de cette mine et les travaux annexes occupent alors plusieurs centaines de personnes.

Après la confiscation par le roi Charles VII des biens de Jacques Coeur, la mine est exploitée pendant quelques années par le pouvoir royal, puis elle est rendue aux enfants de Jacques Coeur.

L'exploitation minière ira en déclinant, pour stopper complètement au XVIe siècle. Au cours des différentes époques d'exploitation, Brussieu a vu l'installation de nombreux travailleurs étrangers, surtout Allemands.

Les frères Jars grands métallurgistes français, relancent la mine à partir de 1764. Mais cette exploitation cessera définitivement avant la Révolution française.

Des fouilles archéologiques dirigées depuis 20 ans par Paul Benoît, professeur à la Sorbonne, font revivre ce passé. Un musée sur le thème de la mine est ouvert à Brussieu depuis le 6 Juin 2004.

Brussieu la soyeuse

Les registres paroissiaux ne nous laissent la trace que de quelques tisserands de chanvre alors qu'au contraire sur plus d'un siècle, XIXe et début du XXe, les métiers à tisser la soie ont rythmé la vie des Brussieurois. Métiers individuels au XIXe siècle, puis métiers industriels à l'usine de la Giraudière jusqu'au début des années 1950. Si vous avez déjà entendu fonctionner un métier à tisser, essayer d'imaginer le bruit assourdissant qui se répandait dans les rues de Brussieu toute la journée, quand dans chaque maison les métiers se mettaient en marche. La population de Brussieu atteignit alors près de 900 habitants.

Brussieu la granitique

Avant la première guerre mondiale s'ouvrent sur, ou à proximité de la commune de Brussieu plusieurs carrières. Elles servent à fabriquer des pavés. Leur exploitation prendra une très grande importance dans les années trente : elles emploieront plusieurs centaines de carriers entre les deux carrières de la Patte et de la Ville, et verront l'arrivée de nombreux travailleurs d'origine italienne, suivis de leur famille.

La Giraudière

Le hameau de la Giraudière est appelé jusqu'à la fin du XIXe siècle, hameau du "moulin de la Giraudière". La Giraudière est alors notre "Haute Giraudière". Il ne se compose sur Brussieu que d'un moulin, d'une auberge et de quelques maisons. Il existe alors sur Courzieu une tuilerie. Le développement de la Giraudière est dû à la construction à la fin du XIXe siècle de l'usine de Tissage.